La Coordination « Chrétiens d’Orient en Danger » reçue à L’Élysée et au Quai d’Orsay

Mardi 14 janvier, une délégation de la Coordination « Chrétiens d’Orient en Danger » (CHREDO), présidée par Patrick KARAM, ancien délégué interministériel, a été reçue à l’Élysée « au nom du président de République », par M. Emmanuel BONNE, Conseiller pour l’Afrique du Nord, Moyen-Orient et Nations Unies.

Ensuite, le vendredi 17 janvier, elle a été reçue par une délégation présidée par M. Roland DUBERTRAND, Conseiller aux affaires religieuses du Ministère des Affaires Étrangères.

Nos interlocuteurs se sont montrés très attentifs aux analyses et aux propositions concrètes présentées par la Coordination sur la situation difficile des chrétiens en orient. Ils ont confirmé l’implication et la détermination de la France à agir pour protéger les populations civiles et en particulier les chrétiens. Ils ont par ailleurs esquissé avec la coordination les différentes pistes de travail que la France pourrait mettre en œuvre pour renforcer les chrétiens et les maintenir sur leurs terres.

M. BONNE a détaillé l’engagement du Président de la République et son intention d’aborder la question des « chrétiens d’orient » lors de sa prochaine visite au Vatican.

M. DUBERTRAND a eu un échange approfondi avec la Coordination sur la situation de chaque pays et explicité la politique de la France, notamment quant au respect des droits des chrétiens d’orient et à la politique culturelle, économique, éducative et à son volet des droits de l’homme.

A cette occasion, la CHREDO a soumis différentes propositions parmi lesquelles :

  • L’adoption d’une résolution des Nations Unies concernant les minorités religieuses, dont les chrétiens
  • Le transfert en lieu sûr des religieuses de Maaloula par une organisation internationale et une enquête internationale sur le sort des Evêques d’Alep et prêtres enlevés en Syrie
  • Le respect par les belligérants des sites religieux historiques et des populations civiles. Et la saisine de la Cour Pénale Internationale dans certaines situations.
  • L’ouverture par la Turquie de ses camps de réfugiés aux Syriens chrétiens, notamment d’origine arménienne, sans discrimination, y compris dans l’attribution des aides.
  • L’intervention auprès des autorités égyptiennes pour que les conflits confessionnels soient traités de manière équitable par les tribunaux et qu’elles mettent fin aux « Sessions de Conciliation Coutumière » et à la situation d’impunité qui alimente la répétition des attaques contre les coptes. L’exigence que les filles coptes enlevées, converties et mariées de force aient le droit de revoir leurs parents et de retourner chez elles.
  • L’appui de la communauté chrétienne du Liban pour retrouver pleinement sa place dans la vie politique et une solution à la question des réfugiés syriens
  • La demande aux autorités irakiennes d’assurer la protection des communautés chrétiennes et la garantie de leur liberté de culte et d’un traitement égal dans la vie civile.

La « CHREDO » note avec satisfaction l’implication de la France, comme en témoigne l’utilisation nouvelle du mot « Chrétiens d’Orient » par le Président François HOLLANDE, lui-même, lors de sa conférence de presse du 14 janvier au lieu du classique « minorités dont les minorités religieuses ».

La CHREDO reste à la disposition du gouvernement afin d’apporter son soutien et sa collaboration pour que la France puisse jouer un rôle central dans ce dossier et que l’Europe et les Nations-Unies, sous son impulsion, prennent les mesures nécessaires.

Communiqué de Presse 21 janvier 2014 | CHREDO Communication

Voir aussi