Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU, une mission d’enquête en Irak

Patrick Karam, président de la Coordination Chrétiens d’Orient en Danger et son association-membre, l’Association d’Entraide des Minorités d’Orient, saluent l’annonce faite par le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU de la tenue d’une Session spéciale consacrée à la situation en Irak, laquelle s’ouvrira le lundi 1er septembre à 10H00.

Le 19 août dernier, l’avocate de la CHREDO avait pris l’attache du Président du Conseil des Droits de l’Homme en lui exprimant notre préoccupation quant aux persécutions que subissent les minorités religieuses dans les territoires récemment conquis en Irak par le groupe armé dénommé « État islamique en Irak et au Levant » (EIIL, ou Daesh). Nous demandions la tenue d’une telle Session spéciale pour examiner la question comme il se doit.

Nous avions dénoncé le fait que les milices d’EIIL/Daesh se livraient « de manière systématique à des atteintes aux Droits de l’Homme à l’encontre des membres des minorités chrétiennes », ce qu’a également déclaré Madame Navanethem PILLAY, Haute Commissaire des Nations Unies pour les Droits de l’Homme, à laquelle nous en avions également référé. Nous nous réjouissons de voir notre position ainsi validée par l’Organisation mondiale.

La CHREDO se félicite de la décision à l’unanimité de lundi 1er septembre par les 47 États-membres du Conseil des droits de l’Homme de l’ONU du Conseil, d’envoyer une mission pour enquêter sur les atrocités commises par les Jihadistes de l’Etat islamique (EI) en Irak afin de lutter contre l’impunité.

La CHREDO souhaite que ses 11 enquêteurs qui, selon un porte-parole (Rupert Colville) du Haut-Commissariat  le terrain d’ici quelques semaines, puissent enquêter en Irak sur toutes les violations du droit international humanitaire et du droit international relatif aux droits de l’homme et d’établir les faits et circonstances de ces violations et des crimes perpétrés, d’identifier les responsables et de faire des recommandations, notamment pour sanctionner les coupables et protéger les populations visées.

Nous appelons à présent les États membres du Conseil des Droits de l’Homme à faire écho, dans leurs décisions, aux sanctions adoptées le 15 août dernier par le Conseil de Sécurité contre EIIL/Daesh en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies portant menace contre la paix et la sécurité internationales.

L’humanité doit montrer une détermination unanime face à la barbarie et l’oppression que subissent aujourd’hui les Chrétiens d’Irak, tant en son état actuel que dans ce qu’elle pourrait devenir demain dans l’ensemble du Moyen-Orient si l’on n’y met pas fin dès à présent.

Communiqué de Presse 2 septembre 2014 | CHREDO Communication

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